Qumie.info

 

'Le langage des médicaments'

 

marqueur eStat'Perso

Copyright 2004 qumie.com. Tout droits réservés.

 

Qumie : une des trois échelles de la connaissance d'autrui

Comment pouvons-nous expliquer nos opinions et nos comportements ? Quels sont les diverses relations que nous entretenons avec notre environnement et qui nous permettent, en partie, de le connaître, de le comprendre, et de le modifier. Cette question est fondamentale par rapport à n’importe quelle autre interrogation, elle est du domaine de l’épistémologie.

Nous sommes dans le monde, avec la nature, avec nos semblables, avec tous les objets qui nous entourent, dans des rapports processuels. C’est-à-dire que nous faisons " des choses " avec eux. C’est le premier niveau d’appréhension du réel : celui des événements concrets et que la Sémantique Générale appelle le Territoire. Nous savons, pour en avoir souffert une fois, que l’eau bouillante est douloureuse à la main ; nous n’avons pas besoin de savoirs supplémentaires pour remédier à ce problème et changer notre comportement.

Nous savons ainsi une infinité de choses, la plupart du temps sans nous en rendre compte, car elles correspondent à nos actes réflexes : nous savons comment ouvrir les portes, comment faire notre toilette et nous brosser les dents... Chacun d’entre nous possédons notre propre façon de faire et ces gestes quotidiens tissent de multiples liens entre nous et notre environnement.

Au sujet des relations humaines, c’est plus compliqué, mais nous savons également beaucoup de choses : comment saluer le matin mon patron, comment aller acheter des fleurs pour ma femme, comment lui faire plaisir.... Notre savoir n’est pas infini, mais comporte assez de chapitres pour que chacun de nous puisse écrire une encyclopédie personnelle sur le sujet.

Une personne est en partie ce qu’elle fait avec ses semblables et avec son environnement. Laissons de côté la question oiseuse de savoir si nous sommes nos comportements, ou si nos comportements nous représentent... Contentons-nous d’affirmer une grande similitude entre nos comportements quotidiens, vis-à-vis de tel ou tel sujet étudié, et cette entité abstraite qu’on a pris l’habitude d’appeler du doux nom de notre Moi.

L’être humain est un être éminemment cervical : il ne se contente pas d’agir, il commente et juge ce qu’il fait à tout moment. Son langage ne se contente pas d’exprimer et de décrire ce qu’il fait (l’acte parle de lui-même). Certains, parmi nous, utilisent un langage passablement abstrait pour décrire leur vie, leurs occupations, leurs amis...

On peut dire aussi que ce Moi qui sommeille en chacun de nous est composé de l’ensemble des opinions, des croyances, des valeurs et des concepts que nous utilisons chaque jour pour parler de nous et de notre vision du monde.

Résumons : nous sommes en même temps ce que nous faisons (Territoire), et ce que nous pensons (Carte). Le mot important de cette phrase est : en même temps. Nous vivons à la fois dans le monde des idées et dans le monde des faits.

A ces deux mondes, nous serions tentés d’en ajouter un troisième : le monde du langage. Et la phrase (presque) complète sera :

Nous sommes, à la fois :
ce que nous pensons, 
ce que nous disons, 
et ce que nous faisons.

 

Plan des 3 échelles de la connaissance