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Un exemple de graphe
ou "carte mentale" :

 

 

Pour en savoir plus voir la page sur les cartes mentales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les 3 niveaux d'une étude QUMIE

Une étude QUMIE, comme toute étude de langage, s'établit à trois niveaux différents :
1 Le niveau des MOTS : le LEXIQUE
2 Le niveau des THEMES, la thématique
3 Le niveau de la syntaxe : les GRAPHES

2 Les thèmes

Un grand nombre des mots recueillis dans un premier temps par l’analyste, peuvent se regrouper selon leur ressemblance, dans des catégories plus vastes : les thèmes. Par exemple, dans une étude sur le langage des fermiers, nous trouverons les mots : coq, poule, lapins... que nous pourrons regrouper dans la catégorie thématique : animaux de basse-cour.

Mais c’est ici que nous rencontrerons le plus de pièges. En effet, la réalité dépend en partie de la façon dont nous la regardons et des instruments dont nous nous servons pour l’analyser. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, nous avons fait deux choix : ou bien faire entrer tous les animaux susdits dans la catégorie animaux de basse-cour, ou bien créer deux thèmes : un thème animaux de basse-cour à plumes avec les mots poule et coq, et animaux de basse-cour à poils avec lapin. Selon notre décision dans le degré de précision que nous voulons donner à l’analyse thématique, les résultats seront différents.

La précision de notre découpage est d’autant plus grande que nous connaissons bien le sujet. En effet, plus nous sommes familiers d’un sujet plus nous avons tendance à nuancer. C’est ainsi que là où nous voyons de la neige, l’esquimau voit trente sortes différentes de neige, qu’il nomme de trente noms différents ; pour lui, le mot neige serait un mot abstrait !

Grâce à nos logiciels expert, nous pouvons résoudre autrement ce type de problème en adoptant un découpage des thèmes sous la forme d’une arbre ; nous pouvons ainsi créer deux ou trois niveaux thématiques et ensuite seulement chercher le niveau qui donne les résultats les plus efficaces pour l’utilisateur de l’étude.

Il n’empêche que le découpage du sens en catégorie et le remplissage des thèmes avec les mots du lexique est une opération qui ne peut se passer de la réflexion humaine, donc une opération subjective. Nous avons inventé une méthode permettant de créer des thèmes de la façon la plus objective possible.

La syntaxe et les graphes

En passant du niveau lexical au niveau thématique, nous procédons à une généralisation, donc à une simplification

Mais, ces deux types d’analyse ont une caractéristique commune : ils ont cassé le texte en petits morceaux, et la lecture des tableaux qu’ils nous donnent ne peuvent, en aucun cas nous permettre de reconstituer le texte lui-même dans sa vie. Nous en arrivons naturellement au niveau le plus intéressant de l’analyse de langage : le niveau syntaxique, celui où nous retrouvons les mots et/ou les thèmes dans leur contexte naturel : la phrase.

Donnons un exemple d’analyse syntaxique figurée sous la forme d’un graphe. Voici l’analyse d’une personne qui nous a parlé d’elle-même, de la façon dont elle envisage la vie. Les thèmes qui figurent dans le graphe sont les thèmes les plus fréquents. Les thèmes les plus importants se reconnaissent au fait qu’ils sont liés à un plus grand nombre d’autres thèmes que les autres. Ici : Je Moi, Je suis, Etre capable...

Ce graphe est en fait un résumé visuel des phrases les plus prononcées par la personne interrogée. Il nous permet de voir d’un seul coup d’oeil, les thèmes les plus souvent associés entre eux, et les thèmes qui n’apparaissent pas ou peu dans les mêmes phrases.

L’analyse syntaxique des co-occurrences (terme technique pour désigner cette partie d’une étude de langage) nous apprend ce qu’aucune autre technique ne peut nous apprendre.

 

1 Les mots-clés et le lexique

Au sens de l’ordinateur, le mot se définit comme ce qui se trouve entre deux blancs. Au sens commun le mot peut être un simple mot comme Président ou une expression comme Président de la République. Bref, le mot est la plus petite unité signifiante d’un texte. La distribution statistique des mots d’un texte suit une loi connue depuis le début de ce siècle du nom de son découvreur : la loi de Zipf. Cette loi dit

Rang x Fréquence = Constante,

ce qui signifie que si nous multiplions le rang d’un mot (sa place dans un classement par ordre décroissant d’apparitions) par le nombre de fois où nous le trouvons dans un texte, nous aurons tendance à trouver un chiffre constant. Autrement dit, si le mot le plus fréquent d’un texte (rang = 1) est dit 1000 fois, le deuxième mot aura tendance à se trouver 500 fois dans le texte et ainsi de suite... A la fin de la liste nous trouverons 1000 mots n’ayant été dit qu’une seule fois dans le texte.

Dans toutes nos études nous avons retrouvé cette loi, et l’avons simplifié sous la forme d’une pseudo-loi de Pareto en disant qu’en moyenne :

avec 10 % des mots différents (que nous appelons Mots-Clés) d’un texte (lexique)
nous obtenons 90 % des apparitions de tous les mots (appelées occurrences).

Ainsi, même si le lexique d’une étude donnée peut atteindre plus de 5000 mots différents, il nous suffira d’étudier le comportement des 500 principaux mots, pour obtenir une analyse satisfaisante de tout le texte.

Chaque personne interrogée au cours d’une étude possède son propre lexique ou plutôt sa propre utilisation du lexique commun. Mais rapidement, au bout du 20 ème entretien environ, nous nous apercevons que les mots utilisés par les interviewés sont déjà connus. Autrement dit, le langage est composé d’un nombre fini de mots différents ; c’est un ensemble fini, et partant, les techniques de calcul de la théorie des ensembles peuvent s’appliquer à l’analyse de langage. Analyser le dit d’une personne, c’est découvrir également son non-dit, en fait l’ensemble complémentaire.

 

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