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Nous
navons pas lintention ici de décrire
par le menu tous les types détudes
existant sur le marché ; ce serait plus
du ressort dune thèse détudiant.
Simplement, nous distinguerons généralement
deux grandes sortes détudes : celles
dont le matériel recueilli est essentiellement
verbal (entretiens enregistrés au magnétophone),
et celles qui recueillent aussi du matériel
non-verbal : comportements divers, en situation
réelle ou en " bocal ".
Les
premières traitent dopinions, de
croyances, de concepts et sont à classer
dans la catégorie des études
de contenu ; les secondes, contiennent
en plus des faits : gestes, mimiques, comportements
variés, et sont à classer dans
les études dobservation.
La frontière entre ces deux sortes détudes
est quelque peu poreuse. En particulier, on
peut faire remarquer que toute étude
de comportement comporte aussi du langage, et
que le langage, en fin de compte, nest
rien dautre quun type de comportement
.
On
remarque que le langage est présent dans
les deux types détudes. Dune
part, un entretien enregistré contient
exclusivement ou essentiellement du langage
selon quil est enregistré au magnétophone
ou filmé. Dautre part, une observation
comportementale notera aussi bien les comportements
verbaux que les autres.
Et
pourtant, le langage lui-même, comme sujet
autonome détude est absent de la
préoccupation de la plupart des analystes.
Ceux qui préconisent les études
dopinions traitent le langage comme un
simple véhicule didées :
les mots ne sont là que pour épingler
les concepts. Quant à ceux qui préconisent
les études comportementales, ils considèrent
le langage comme un comportement parmi dautres.
Autrement
dit, le langage est présent dans les
deux démarches, mais reste invisible
et méprisé par les analystes classiques.
Dans le cas des études d concepts (ou
étude de motivation, bilan dimage
de marque...), langage et concept ne font plus
quun ; dans le cas des observations comportementales
: langage et comportement ne font plus quun.
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