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Définition des études QUMIE



Nous n’avons pas l’intention ici de décrire par le menu tous les types d’études existant sur le marché ; ce serait plus du ressort d’une thèse d’étudiant. Simplement, nous distinguerons généralement deux grandes sortes d’études : celles dont le matériel recueilli est essentiellement verbal (entretiens enregistrés au magnétophone), et celles qui recueillent aussi du matériel non-verbal : comportements divers, en situation réelle ou en " bocal ".

Les premières traitent d’opinions, de croyances, de concepts et sont à classer dans la catégorie des études de contenu ; les secondes, contiennent en plus des faits : gestes, mimiques, comportements variés, et sont à classer dans les études d’observation. La frontière entre ces deux sortes d’études est quelque peu poreuse. En particulier, on peut faire remarquer que toute étude de comportement comporte aussi du langage, et que le langage, en fin de compte, n’est rien d’autre qu’un type de comportement .

On remarque que le langage est présent dans les deux types d’études. D’une part, un entretien enregistré contient exclusivement ou essentiellement du langage selon qu’il est enregistré au magnétophone ou filmé. D’autre part, une observation comportementale notera aussi bien les comportements verbaux que les autres.

Et pourtant, le langage lui-même, comme sujet autonome d’étude est absent de la préoccupation de la plupart des analystes. Ceux qui préconisent les études d’opinions traitent le langage comme un simple véhicule d’idées : les mots ne sont là que pour épingler les concepts. Quant à ceux qui préconisent les études comportementales, ils considèrent le langage comme un comportement parmi d’autres.

Autrement dit, le langage est présent dans les deux démarches, mais reste invisible et méprisé par les analystes classiques. Dans le cas des études d concepts (ou étude de motivation, bilan d’image de marque...), langage et concept ne font plus qu’un ; dans le cas des observations comportementales : langage et comportement ne font plus qu’un.

 

L'avantage des études de langage

Quand on veut qu’une personne change, on dit souvent : " Je voudrais qu’elle change sa façon de voir " ou " sa façon de se comporter ", et par un raisonnement qui nous paraît logique, on commence par lui demander de changer. Bref, on utilise des méthodes d’influences visibles.

Nous savons depuis longtemps qu’il n’y a aucune raison pour qu’une personne change simplement parce que nous le lui demandons. Et, il n’y a que dans les livres théoriques de communication que nous voyons les gens se ranger à notre avis, sur simple argumentation.

Toute tentative d’influence, tant au niveau des croyances que des comportements, est immédiatement repérée par la " victime ". Tout simplement parce qu’une grande partie de nos opinions et croyances d’un côté, et de nos comportements de l’autre, sont parfaitement conscients et connus de nous.

Il en est autrement du langage que nous utilisons. Faisons une expérience : demandons à l’un de nos amis de parler seulement cinq minutes d’un sujet qui lui tient à coeur. Enregistrons ses paroles. Puis demandons-lui de nous faire la liste des mots exacts qu’il a utilisés et de nous dire combien de fois il a prononcé chaque mot. Il en sera totalement incapable, c’est-à-dire que sa liste ressemblera d’assez loin à ce qu’il a vraiment dit. C’est une des lois connues en communication : on n’entend pas ce que l’on dit, mais ce que l’on veut dire. Cette expérience nous permet de dire au sens strict des termes que nous ne savons pas ce que nous disons ! Rares sont les personnes qui font véritablement attention aux mots exacts qu’ils prononcent.

 

 

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